La rentrée n’est pas que scolaire, elle est aussi LITTERAIRE !

En rayon ou à réserver, les derniers romans de vos auteurs préférés viennent d’arriver.

A commencer par …

Les aérosats

d’Amélie Nothomb, paru en août 2020

Bien sûr ! Pas de rentrée littéraire sans Amélie !
Une jeune étudiante de dix-neuf ans, Ange, donne des cours particuliers à un jeune lycéen dyslexique de seize ans, Pie, et va l’éveiller aux bonheurs de la lecture des grandes œuvres.
Le thème principal de ce roman concerne le goût de la lecture. C’est donc un court roman dans la lignée des précédents, avec des dialogues truculents, de belles phrases, le grain de folie qui nous manque parfois, le « hors norme » des personnages, à savourer comme une gourmandise.

Comme un empire dans un empire

de Alice Zeniter, paru en août 2020

Avec « Comme un empire dans un empire », Alice Zeniter utilise la fiction pour questionner la façon dont sa génération s’implique pour changer le monde contemporain.
Il s’appelle Antoine. Elle se fait appeler L. Il est assistant parlementaire, elle est hackeuse. Ils ont tous les deux choisi de consacrer leur vie à un engagement politique, officiellement ou clandestinement.

Fille

de Camille Laurens, paru en mars 2020

Nous assistons « en direct » à la naissance de Laurence, alors que la religieuse qui fait office de sage-femme fait remarquer qu’il ne s’agit que d’une fille. Or le père de famille, le Dr Barraqué voulait absolument un garçon, que l’aînée soit une fille, passe encore, mais que le scenario se répète, c’est une infamie et en plus la femme d’un de ses amis vient d’accoucher d’un garçon, il en est réduit à raser les murs, en sortant de l’hôpital. Mais nous sommes en 1959 dans une famille où le patriarche a tous pouvoirs et la femme le droit de se taire.
On se dit qu’on a bien fait de naître un peu plus tard dans un pays où la femme est quelqu’un !

Un jour viendra couleur d’orange

de Grégoire Delacourt, paru en août 2020

Le roman démarre sur fond de lutte sociale lorsque Pierre, agent de sécurité, rejoint ses copains sur un rond-point de sa ville, tous revêtus d’un gilet jaune. Pendant ce temps, Louise, son épouse, travaille comme infirmière au service des soins palliatifs à l’hôpital. Ensemble, ils ont eu un enfant prénommé Geoffroy, un garçon autiste qui a maintenant 13 ans.
Et puis il y a Djamila la douce, Djamila la rebelle. Geoffroy ne veut qu’une chose : aimer et être aimé. Simplement. Tout simplement. Loin de la fureur du monde. Loin de l’oppression sociale. Et Djamila lui apporte tout cela. La douceur, la bienveillance, la tolérance, l’écoute.

Mais attention, poésie, conte, on est toujours triste lorsque l’on quitte un Delacourt.

La brodeuse de Winchester

de Tracy Chevalier, paru en juin 2020

Violet a 38 ans, c’est une des 2 millions de « femmes excédentaires », terrible expression qui désigne cette génération de femmes sans possibilité de se marier après l’hécatombe de la Première guerre mondiale. Dans une société où seul le mariage offre un statut, Violet, dont le fiancé, le père et le frère sont morts dans les tranchées, doit trouver sa voix, entre mépris pour la vieille fille qu’elle deviendra sans doute et suspicion pour cette femme seule qui pourrait constituer une menace pour un ménage.
Lorsqu’on fait sa connaissance, elle vient de faire le choix de quitter une mère insupportable pour emménager à Winchester et travailler comme secrétaire, tant pis pour l’indigence dans lequel elle vit, tant pis pour sa douleur, elle est libre. Sa quête du bonheur est jalonnée de rencontres, pour devenir celle qu’elle veut sans se soucier du regard des autres.

Enfin le roman est un prétexte pour se pencher sur le travail des brodeuses, un art et un savoir-faire unique, alliant la beauté et l’utilisation de symboles traditionnels.

Le sel de tous les oublis

de Yasmina Khadra, paru en août 2020

La femme d’Adem Naït-Gacem le quitte, plongeant cet instituteur d’un petit village algérien dans un abîme de désespoir alcoolisé. Il pensait être à l’abri dans son petit confort de vie, mari servi, blanchi et bichonné. Il se trompait grossièrement. Adem s’aperçoit que le vrai repère de sa vie était Dalal. Dalal partie, il est totalement largué. Au bout d’une semaine, Adem quitte sa maison et prend la route.
« Le sel de tous les oublis » vous fera voyager entre paysages et émotions, à la quête de soi-même au cœur d’un eldorado perdu, qu’est l’Algérie, de l’amour frémissant à la sagesse humaine, ce roman est une invitation à une méditation profonde sur l’être humain et ses capacités d’adaptation dans le monde.

Une rose seule

de Muriel Barbery, paru en août 2020

Rose, française, quarante ans, célibataire, botaniste, est née d’un père japonais qu’elle n’a jamais connu. Son père venant de mourir, elle se rend pour la première fois au Japon sur les traces de ce père inconnu, marchand d’Art contemporain.
Voilà le scénario du départ, auquel s’ajoute un personnage occidental, masculin, du même âge qu’elle, qui était l’assistant du père, un chauffeur, une servante et une riche veuve anglaise. À Kyoto, entre béton et tradition, Rose arrivée chargée de rancune pour un père qui ne s’est jamais manifesté de son vivant, va peu à peu s’adoucir et tomber sous le charme des ikebanas, jardins zen, temples, bistros traditionnels avec saké et bière, et se laisser entraîner dans un monde où le réel importe peu.

L’intimité

d’Alice Ferney, paru en août 2020

Beaucoup de thèmes sont abordés dans ce roman, la maternité bien sûr, sous toutes ses formes, la parentalité, le couple, la sexualité, le féminisme à travers les points de vue des différents personnages féminins auxquels Alice Ferney consacre à chacune un chapitre, Ada, Sandra, Alba, Alma et Anna. Mais il manque dans cette liste un personnage, pourtant central, celui d’Alexandre. Le couple qu’il forme avec Alba dans la 2e partie de sa vie et du roman, est touchant.
Enfin, ce roman porte parfaitement bien son titre, l’intimité, tant ce qu’il aborde touche ce qu’il y a de plus intime en chacun, et dans le couple aussi.

Le déshonneur des Montergnac

d’Isabelle Buffet, paru en août 2018

Et un roman policier, primé
Grand Prix Femme Actuelle 2020
Charlotte, ancienne gendarme, est invitée un week-end de décembre chez le père de son amie Suzie sur l’île de Korser. Il y possède un grand manoir où il souhaite rencontrer ses proches. D’abord réticente, la jeune femme finit par accepter de se joindre au clan Montergnac. Elle ne s’attendait cependant pas à se retrouver en compagnie de l’ensemble des membres de la famille. Tous semblent inquiets de cette réunion improvisée. Toutefois, aucun ne craint pour la santé d’Edouard Montergnac, le patriarche. Ils sont plutôt stressés à l’idée que le vieil homme ne daigne plus les entretenir. Car Edouard Montergnac, riche homme d’affaires, verse des sommes mensuelles considérables à ses trois enfants, mais également à deux de ses ex-femmes, et à son frère. Toutes ces personnes, ainsi que quelques autres proches, ont donc fait le déplacement pour savoir ce qu’Edouard a derrière la tête. Au dîner, ce dernier fait des révélations fracassantes qui laissent ses convives furieux et choqués. Au petit matin, Edouard est retrouvé mort. L’île est coupée du monde à cause d’une tempête, Charlotte va devoir enquêter sur le crime en attendant l’intervention des forces de l’ordre. Parviendra-t-elle à résoudre cette affaire en huit clos, à la Agatha Christie ?

Commune Nouvelle de Mesnils-sur-Iton